Marc d'Haenen

Challenging the CANON EOS 550D


Marc d’Haenen est résident au Maroc, originaires de Belgique. Journaliste – reporter et photographe professionnel depuis 1986. Marc est également enseignant vacataire à la Faculté du Cinéma de Ouarzazate (FPO) et l’un des pionniers de la réalisation de films avec les DSLR Canon.

En avril 2012 il a été accrédité comme envoyé spécial pour la presse Marocaine sur le Marathon des Sables, l’une des courses à pieds les plus dure au monde, se déroulant dans le désert du Grand Sud Marocain. Marc avait déjà couvert cette course en 2011.


Challenging the CANON EOS 550D

Marc raconte : « Cette idée du Challenge CANON EOS 550D m’est venue alors que mes étudiants me disaient sans cesse que le manque de matériel de pointe dernier cri et très cher est la cause principale de leurs difficultés à réaliser des images de qualité.

 

Je me suis dit : pourquoi ne pas tenter de leur prouver le contraire, en s’engageant dans le reportage professionnel de l’une des courses à pieds la plus dure au monde avec l’appareil de base de la gamme Canon. Récemment le distributeur de la marque Canon au Maroc, à proposé un pack étudiant composé d’un boitier EOS 550D, d’un objectif 18-55mm, d’une carte mémoire SDHC de 8GB, d’un trépied et d’un sac à un prix préférentiel, abordable pour la majorité des étudiants.

 

C’est donc armé de ce matériel que je suis partis au fin fond du désert pour réaliser des photos et des vidéos, dans des conditions extrêmes. Ayant toutefois pris avec moi un bon vieux CANON EOS 50D, avec un 50mm F4, qui a fait le tour du monde, en cas de soucis, comme appareil de secours.


Challenging the CANON EOS 550D

A l’usage, l’EOS 550D s’est avéré très pratique d’utilisation, très facile pour les réglages. L’objectif 18-55mm stabilisé s’est sorti de toutes les situations délicates, même en basses lumières. La qualité des photos et des vidéos est tout à fait acceptable pour l’utilisation que nous en faisons, à savoir la publication dans les journaux et les magazines, ainsi que des webtv. J’ai réalisé un reportage de 9 minutes filmé en full-HD.

 

Les conditions rencontrées ont été très variées. La température la plus chaude enregistrée fut de 48°c et la plus basse de 10°c. L’hygrométrie à également varié énormément, de très sec à franchement très humide. Nous avons même eu de la pluie et de la grêle. Nous avons filmé et photographié en plein cœur d’une tempête de sable. Le boitier, bien que n’étant pas tropicalisé, à très bien résisté à ces intempéries. L’objectif à montré quelques signes d’ensablement, la bague du zoom crissait un peu en fin de parcours. Un petit coup d’air comprimé à résolu le problème. La batterie d’origine à bien tenu le coup sur une journée complète de travail. Tous les soirs nous avions accès à l’électricité au bivouac pour la recharger. Le grip et la batterie supplémentaire serait un outil appréciable pour augmenter l’autonomie, surtout si l’on ne dispose pas d’accès à l’électricité aussi facilement.

 

Finalement, la différence se fait, comme toujours, au niveau du cadrage, de la lumière, de l’intuition et de l’anticipation du photographe ou du vidéaste. Se trouver au bon moment et au bon endroit. Respecter les règles de base de la photographie. Ne pas avoir peur de bouger, de grimper sur une montagne ou se coucher dans le sable, pour avoir des angles de prises de vues dynamiques, etc,… Tous les soirs nous avions une réunion avec le chef pisteur, qui nous indiquait les meilleurs endroits de prises de vues du lendemain. Nous discutions avec lui pour déterminer les endroits où nous pouvions approcher les coureurs de près, n’ayant pas de gros téléobjectif.

 

Face à de grands professionnels, bardés de matériel, avec des boitiers et des objectifs à plusieurs milliers d’euros, je n’ai pas eu de sentiments d’infériorité. La majorité d’entre eux étaient équipés en CANON. Sur quelques 80 personnes faisant partie du staff média, seuls deux d’entre eux étaient équipés en NIKON. Une équipe Espagnole a réalisé des images vidéo avec un hélicoptère télécommandé, équipé aussi d’un EOS 550D.


Challenging the CANON EOS 550D

Il est clair que dans certaines situations, un zoom plus puissant aurait été appréciable. Mais dans l’ensemble, le 18-55mm à été plus que suffisant. Il m’a suffit de me rapprocher moi même du sujet à photographier. La plus part du temps j’ai utilisé le grand angle, avec un avant plan pour amener du dynamisme à la composition.

 

Au niveau du film, j’ai le plus souvent réalisé des plans fixes, anticipant le passage des coureurs. Exceptionnellement, vu les conditions très difficiles de tournage, le fait que je n’avais pas d’assistant et l’urgence de certaines prises de vues réalisées sur le vif, j’ai travaillé à mains levées, ce qui amène un léger mouvement de « bougé » sur certaines séquences vidéo, mais rien de vraiment dommageable. Ces mouvements entrent quelque part dans l’effet de composition.

 

Si l’on me demande quel serait le matériel idéal pour réaliser ce type de reportage, je répondrais qu’un angle plus grand encore m’a fait défaut, pour exprimer l’immensité des paysages ou pour amener encore plus de dynamisme aux prises de vues avec un avant plan. Je choisirais certainement le 10-22mm (en format APS) ou le 16-35mm (en format Full Frame). Au niveau du boitier, il est clair qu’un boitier tropicalisé ne serait pas du luxe et une cadence de prise de vues plus rapide serait bien aussi. J’irais donc vers l’EOS 7D, qui au moment où j’écris ces lignes reste la référence en matière de photos de sport dans les conditions extrêmes. Ceci en attendant la sortie et la disponibilité de l’EOS 5D Mark III au Maroc, qui devrait combiner tous les avantages de la prise de vues en photo et en vidéo. Je pense que je complèterais cela avec le 18-200mm (en format APS) ou le 28-300mm (en format Full Frame), pour compléter les angles de prises de vue, du grand angle au télé. Avec ce matériel je n’aurais donc qu’un seul boitier et deux objectifs à transporter (quoi que je prenne certainement l’EOS 550D comme boitier de secours !). Pour la vidéo, un trépied à tête flottante à 360°c, spécifique vidéo, est essentiel. Les trépieds photos sont trop rigides pour les mouvements de caméra. Un micro cravate est essentiel pour les interviews.


Challenging the CANON EOS 550D

En conclusion : Je m’en suis bien sorti avec ce matériel, champion du rapport « qualité – prix ». J’ai réussit à démontrer aux étudiants (et aux autres) que le matériel n’est pas une finalité en soi ! Qu’avant tout, celui qui fait le reportage est, et reste, le reporter ! Qu’il ne faut pas exprimer de sentiments d’infériorité face à d’autres qui ont d’autres moyens. Il faut se battre pour tirer le meilleur parti du matériel dont on dispose. Et que si l’on n’a pas de super téléobjectif, il suffit de marcher un peu et le sujet se rapprochera.

 

Pour le couple « photo et vidéo », réaliser les deux n’est pas chose facile. Surtout avec un seul boitier. C’est le casse tête quotidien des JRI, cette nouvelle profession qui se généralise. Finis les débauches de matériel, les équipes nombreuses,… A une certaine époque, pour réaliser ces reportages on aurait vu : un photographe et son assistant, un journaliste, un cameraman et son assistant, un preneur de son et son assistant et ensuite un monteur et sans doute son assistant aussi. Sans parler d’un éventuel réalisateur,… En tout neuf à dix personnes !!! Aujourd’hui on est seul, pour tout faire, avec en plus la publication sur le web du travail finis. L’évolution s’est faite ainsi et le matériel actuel nous permet d’y arriver. Même le matériel de base.

 

Concernant mon bon vieux EOS 50D, je m’en suis servit deux fois ! Pour réaliser des photos, alors que l’EOS 550D était fixé sur le trépied, entrain de filmer. C’était à l’arrivée de la dernière étape et lors de la remise des prix. A ce moment là j’avais besoin des vidéos et des photos des premiers coureurs. J’ai donc utilisé les deux boitiers en même temps. Un boitier de secours reste quand même une nécessité dans certains cas. »

 

©Texte, photos et vidéo : Marc d’Haenen.


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